L’assemblée générale de l’AGC aura lieu le 11 juin prochain.

Robert Deillon, Directeur Général de Genève Aéroport
Robert Deillon, Directeur Général de Genève Aéroport

Robert Deillon sera l’invité de l’AGC lors de son assemblée générale prévue le 11 juin 2015 à l’Hôtel Crown Plaza. Avant cette rencontre publique, il a accepté de répondre à nos questions.

Quels sont les liens entre l’Aéroport et l’AGC aujourd’hui?
L’AGC est une organisation en faveur de l’aéroport qui doit nous aider dans des périodes plus compliquées que d’autres. L’Aéroport international de Genève, de par son statut d’établissement public autonome, a un devoir de réserve et ne peut pas se prononcer sur certains dossiers. Actuellement, l’Aéroport va bien, nous avons de gros soutiens des milieux politiques et de la population. Il reste cependant nécessaire de rappeler que nous jouons un rôle social et économique crucial pour la région. Nous restons également très ouverts aux suggestions de l’AGC sur des points à améliorer et comptons sur l’association pour porter la voix des utilisateurs à nos oreilles.

Genève Aéroport a dépassé le cap des 15’000’000 de passagers. Est-ce une étape pour l’aéroport?
C’est un symbole qui démontre le besoin grandissant de la région romande et de France voisine en matière de transport. Il faut savoir que les aéroports du monde sont répartis en différentes catégories. De zéro à cinq millions, de cinq à quinze et la catégorie suivante démarre à trente millions. L’aéroport se trouve donc dans une nouvelle catégorie, ce qui constitue un tournant. Avec ce nombre de passagers, nous aurons davantage de poids pour convaincre les compagnies aériennes d’ouvrir de nouvelles routes au départ de Genève. Cette possibilité fera du bien au développement de l’aéroport et répondra aux attentes de la région et des autorités en matière de réseau aérien.

Vous êtes à la direction de l’Aéroport depuis maintenant 9 ans. Quels sont à vos yeux les principaux changements durant cette quasi décennie?
Nous avons une très belle desserte que l’Aéroport n’osait même pas espérer à l’époque de Swissair, mais je vous répondrai que l’enjeu principal a été et reste la transformation des infrastructures. Avec l’espace réduit dont nous disposons, chaque chantier occasionne une gêne tant pour les employés que pour les voyageurs. J’ai conscience de cette pénibilité et je rêverais un jour de ne plus avoir à faire de travaux à l’aéroport.

Ceci dit, notre infrastructure était vieillissante et évaluée pour des capacités trop faibles de passagers. Cette année, nous arriverons au terme de la rénovation du tarmac, celle du terminal principal et du changement complet du béton en front d’aérogare qui posait de gros soucis d’étanchéité et de sécurité. Les parkings seront tous rouverts au mois de novembre. Nous avons réussi en neuf ans à accompagner la transition de l’aéroport de 8 à 15 millions de passagers tout en conservant un service qui reste acceptable et qui est reconnu du public. Avec l’Aile Est, mais aussi grâce à bon nombre d’autres chantiers, nous comptons rester dans cette dynamique.